Le voyage du roi au Ghana en 2002


Pendant six jours, les mots manquent à cette plume pour décrire l'ambiance dans lequel le roi et sa suite se sont baignées tout au long de leur séjour sur la terre de leurs ancêtres: FOLI-BEBE, FOLI HEMAZRO, AMA M'KPASSAN. Un véritable apothéose. Quel délire, quelle jubilation, quelle satisfaction!
Dès ce mercredi où leurs pieds se sont posés sur le sol à KPOMBARI ou Jerusalem Gate de Téma jusqu'à leur entrée à ASERE par les quartiers KPAYAFO, FRIPONWAY, JAMES-TOWN, AGBONM puis OFANKOR, GBAWE, ALAJO "zieux voit ziieux, bouche parlé pas".
Alors, lisez plutôt...


L'an 2002 et les 07, 08, 09, 10, 11 et 12 Août sur invitation de ASERE MANTSE, NII TEKO AKOTIA AWORSIKA III, avec la permission du GA MANTSE AMUGI II, sa majesté GE FIOGA Sédégbé FOLI_BEBE XV de GENYI ( GLIDJI) est allé à GENGBO (Accra) terre ombilical d'où sont partis, il y a plus de trois siècles (1663 - 2002), ses encêtres FOLI BEBE, FOLI HEMAZRO, AMAH KPASSEM, fuyant les guerres qui les opposaient aux peuples AKWAMU.
Le Roi des Ge étaiet accompagné d'une suite forte de treize chefs, sept prêtres vaudous, deux membres du Conseil de Trône, des Notables de la Cour et d'une trentaine d'adeptes.


Mercredi 7 Août 2002

Parti de Glidji vers 6h30, le cortège royal arriva au poste frontière de Kodjoviakopé à 8 heures. Ce cortège initial de six voitures et un bus est alors rejoint par deux autres véhicules. Les formalités douanières, pourtant facilités par le service du protocol togolais, furent trés longues et fastidieuses côté ghanéen. Il sortira du périmètre douanier d'Aflao vers 10h30.
Aprés avoir traversé maints bourgs et villages, le pittoresque pont sur le "SEN'TSE" (la Volta) et d'immense Lands inexploités, par la route goudronnée, cabossée par endroit le cortège arrive enfin à KPOMBARI ou Jerusalem Gate, poste de sécurité à l'entrée est de la ville de TEMA. Là, un comité d'accueil attend le roi et sa suite, sous la direction de NII OKAI ASHIONGBO Ier avec diverses personnalités tant de la gente masculine que féminine dont prince PAUL ASHIABOR en tenue de garde à la traditionnelle. Congratulations d'usage. Présentation d'un bouquet de fleurs au roi par une charmante jeune fille en tenue traditionnelle. Youyou et chants de bienvenue pour le roi et sa suite. Le cortège, grossi par un autre bus et quatre voirures s'ébranle alors, précédé par un motard de la police ghanéenne. Il était alors 16 heures environ.
Jérusalem Gate -Tema Circle- Téma motorway -Teteh Quashie Circle: 36 kms parcourus en 25 minutes. Le convoi était prioritaire: le motard de la police, fraie le chemin, écarte les innombrables machines roulantes, les invitant à céder le passge, puis revient chercher les autocars qui ne peuvent garder le train d'enfer des voirures.
Les voici enfin à Accra. De Teteh Quashie Circle à Jamestown en passant par Accra Central et Adabraka, la ville est traversée de part en part. La file argentée zigzague à travers les principales et secondaires artères de la capitale où même les feux rouges et le sens interdits n'ont d'emprises sur elle. De la foule hébétée on entend de temps en temps, un "qu'est-ce qui se passe?" ou un "togolais" ou encore des "homowo, akwaba".
Le cortège arrive finalement à ASERE, vieux village traditionnel GA que se partagent les quratiers actuels de Kolerbu, Mamprobi, Jamestown, etc.
Le premier arrêt se passe au lieu-dit KPAYAFO qui signifie "arrête tes pleurs". Première halte citadine donc, où le roi et sa suite mettent pieds à terre devant un autre commité d'accueil de chefs traditionnels appellés ici "Nii", de gardiens de la tradition, de danseurs au son du tam-tam parlant: ATOPANI. Une séance de libation, avec immolation de bélier, a lieu pour souhaiter la bienvenue aux illustres hôtes. Alentour, un monde hétéroclite se bouscule pour voir le roi des GE, leur parent éloigné, établis dans une autre contrés par la contrainte de l'histoire. L'accueil est délirant, sans précédent dans le GENGBO.
Puis l'ensemble s'ébranle lentement, à travers FRIPONWAY et JAMES-TOWN vers AGBON, assourdi poar les vivats scandés en dialecte local par la foule en liesse et les coups de salve. Les compatriotes du céans, dignitaires ou non, font le trajet à pieds, dans une procession riche en couleurs.
Aux portes du quartier AGBON, le roi et la délégation GE mettent pieds à terre et se joignent au groupe d'accueil de NII (Chefs GA), de dignitaires, de gardiens de la tradition, de gardes traditionnels, de parents, de la foule, de la masse. Ainsi, le tour du quartier est fait dans une ambiance féérique, d'appels, d'applaudissements et de cris de joie.
Passage obligé par la résidence du chef en charge du quartier AGBON: immolation de bélier, invocation des mânes. Puis le cortège reprend son périple à travers un labyrinthe de passages étroits, congestionnés, surpeuplés. Le commité d'organisation fait suivre au GE FIOGA le chemin qu'auraient emprunté ses ancêtres pour se sauver avec les attributs de la royauté. Un troisième bélier est immolé et les mânes sont de nouveau invoqués à l'entrée des quartiers du chef incontesté d'ASERE MANTSE, NII TEKO AKOTIA AWORSIKA III. Le quatrième bélier est immolé. Les mânes sont, une fois de plus invoqués. Cette fois, le grand ATOPANI est de la partie et les adeptes, en transe, se trémoussent devant l'hôte de marque et sa suite assis, qui sur la véranda à côté du maître des céants et ses sujets, qui à proximité pour regarder et écouter les paroles incantatoires des "DENO" (prêtres et prêtresses) des deux parties. On implore la bénédiction de Dieu, des divinités et des ancêtres sur GE FIOGA, sa suite et sur les peuples GE et GA.
En réponse à l'allocution de circonstance de NII TEIKO, GE FIOGA DE Glidji a remercier tout un chacun, surtout ceux qui, de près ou de loin, sèment cette graine de retrouvaille, de fraternité, d'amitié et d'union des deux communautés-soeurs. Il a poursuivi en disant: "nous, GE FIOGA et la délégation de GE FIO, de dignitaires du royaume GE, des membres de la cours royale et conservateurs de la tradition, faisons ce voyage du retour pour consolider les liens séculaires qui nous unissent", GE FIOGA a souhaité qu'une statue de notre illustre ancêtre ASHAMBO soit érigée et que ce lieu soit un lieu de rencontre et de pélerinage pour nos communautés GE ou GA.
Tour à tour, les personnalités sont présentées de part et d'autre pour une plus grande connaissance des uns et des autres.
Après ces moult activités dans le cadre de l'accueil du premier jour, le cortège royal s'ébranle pour son lieu de résidence.
Il faut encore noter l'audace et perspicacité du motard pour annihiler la dense circulation des véhicules au passage du cortège. Seul le car, un bus d'une trentaine de places, n'a pas pu prendre le départ à temps et à regagné le bercail bien tard dans la nuit guidé par trois jeunes du milieu, par des dédales de ruelles annexes, par crainte des fameux "go slow" de la capitale ghanéenne.
Les sites à visiter et les personnalités à voir étant planifiés, la délégation royale passe la première nuit officielle à GENGBO terre de leurs ancêtres, certains, dont le roi, dans la résidence privée de NII TEIKO AWORSIKA III, trés influent auteur de l'invitation des GE, d'autres chez certains NII amis, d'autres enfin à l'hotel. Le roi, un peu affligé de la fragmentation de sa suite, s'est une fois encore maîtrisé comme toujours confiant dans sa bonne étoile. Et la nuit les enveloppe très tardivement.

 

Jeudi 08 Août

Jour de repos et quartiers libres. Il faut se prélasser et se relaxer pour laver la fatigue de la veille. Discussions et critiques objectives sur les activités du précédent jour. Magnificence de la ville d'Accra, état d'esprit de la population, etc... sont autant de sujets qui ont meublés la journées de ce jeudi de repos.

 

Vendredi 09 Août

La délégation royale reprend les acativités inscrites à l'ordre du jour de eon séjour à GENGBO. Aujourd'hui est jour de grandes céréminies aux divinités et, surtout, aux Jumeaux.
La sortie de ce vendredi amène le GE FIOGA et sa suite, d'abord à OFANKOR, puis à GBAWE.
A OFANKOR, il ya un baobab qui brave le temps, clos d'un muret lavé par les intempéries. Ce baobab auquel les GA ont donné leur nom est l'arbres sous lequel, selon les tarditions Ge et Ga, l'ancêtre OKAI KWE en Ga ( KNKOE en Ge) s'est suicidé, après l'avoir gravi à la verticale comme marchant sur un tronc d'arbre couché sur le sol. Les empreintes de ses pas y subsistent encore telles des marques aux fers rougis: des empreintes de pas, indélébiles malgré le temps 400 ans au-delà. Attendent-elles que l'arrière petit-fils devenu Roi GENYI vienne les voir? Les constater de visu? Les imprimer dans sa mémoire avant que le temps ne fasse ses soeuvres pour qu'il aille raconter aux siens restés au pays en disant: "je les ai vues, ces empreintes des pas de mon aîeul, OKANKOE". Il est mort sous l'arbre selon l'histoire, le côté de son corps enduit de noir tourné vers le ciel et celui peint en blanc, contre la terre. Cela a été le signal du grand départ, du fameux exode des Ge vers une contrée alors méconnue: le GENYI. Le baobab n'a jamais connu d'élaguements de ses branches par des mains humaines. Il se le fait lui-même et se régénère depuis la nuit des temps jusqu'à ce jour. Et il en sera de même pour des siècles encore. Quel joyau-vestige à sauvegarder!
Le dernier Vendredi avant HOMOWO, la fête traditionnelle des Ga, comme aujourd'hui, le linceul couvrant la tombe de l'ancêtre au pied du baobab est renouvelé, explique notre guide, l'excellent ASHITE versé très correctement dans les rites des ancêtres. Il ne le sera pourtant pas aujourd'hui à cause de "certaines divergences qui minent le palais", ajoute ASHITE.
Le GE FIOGA se prosterne sur la tombe de l'ancêtre, la baise, suivi de sa suite. Plusieurs membres baisent l'arbre mystique et s'y frappent le front.
Après la cérémonie de libation conduite par ASHITE, deux bouteilles de Gin ouvertes en mains dont le contenu asperge par à coups, la tombe et l'arbre avec des paroles incantatoires de souhaits de bonne santé, longévité, paix, procréation etc... Ge FIOGA invité, en fait de même invoquant la bénédiction sur les deux communautés-soeurs et l'entente entre elles. Un bélier y est immolé comme de coutume, depuis leur arrivé en de pareille circonstance. L'émotion était dense, à couper le souffle.
Abandonnant l'ancêtre à son repos éternel, la suite prend la route de GBAWE, officiellment MALLAM, après un détour à OFANKOR pour saluer un le Nii local qui malheureusement était absent.

Le cortège est accueilli à plus de deux kilomètres du lieu du meeting par des youyous et de coups de salve. Après libation et immolation de béliers une longue procession conduit la délégation royale à l'esplanade de GBAWE au son des chants, des tams-tams, des danses, des coups de salve tirés par des amazones en tenue de combat. Là, sous les apatams dressés pour l'occasion; tous les Nii et chefs de collectivités de GBAWE, drapés dans leur pagne traditionnel attendent le Roi visiteur.
Le GE FIOGA arrive sur le terre-plein, traverse les rangées formées à gauche des femmes guerrières telles les fameuses amazones du grand Dahomey, à droite des Nii, leurs sujets et les invités d'honneur. Il pénètre dans le palais, arrive sur une courette, y trouve un couvent, en fait trois fois le tour, ingurgite, à même la petite cruche, l'eau ayant servi aux incantations, ressort, s'installe et observe. C'est grandiose. Ses sujets suivent tous ses pas, ses faits et gestes.
Commencent les souhaits de bienvenue, de louange aux dieux et aux ancêtres. Des allocutions fusent amplifiées par de puissants haut-parleurs. Des coups de fusil secouent par moment l'air, dans une ambiance électrisée. La population, bien disciplinée, observe la scène trés intéressée.
GE FIOGA, dason speech, aprés remerciements, a fait appel à l'union, à l'entante, à la cohésion autour de GE MANTSE pour la bonne conduite des affaires du royaume. "Le clivage constaté avant notre départ du TOGO fait son chemin et nous met mal à l'aise. Il a fallu un moi très fort pour faire ce déplacement. C'est pourquoi, nous vous invitons à surseoir vos combats de l'ombre, nuisibles à vous-même et à la communauté. Réunissez-vous, cherchez le mal, extirpez-le, détruisez-le afin que demain se construise sous d'heureuses hospices", a conclu avec ferveur le roi des Ge. Il faut souligner ici que ce dernier appel à l'endroit des Nii de GENGBO, reste la pierre angulaire du message véhiculé, le leitmotiv des sohaits du GE FIOGA. Il l'avait lancé hier à AGBOM, il le lance à GBAWE, il le lancer encore quand une occasion se présentera, telles à l'église et dans la maison de GA MANTSE.
Un cadeau, un siège ancestral et royal bien ciselé est remis en présent au Roi sous les ovations de la cour et du public.
Ont suivi ensuite la cérémonie d'intronisation et les présentations d'usage.
Enfin, dans les manifestations, l'intervention d'un député natif du milieu qui a loué l'initiative du retour aux sources a aussi retenu l'attention de tous.
Une réception a cloturé les activités de la soirée à GBAWE après plusieurs prises de photos-souvenir.

 

Samedi 10 Août

Jour J. jour d'offrandes aux divinités et aux ancêtres, jour de dégustation du mets de la fête, le HOMOWO en GA ou Yaka Yoke en GE préparé ici à la façon GA, c'est-à-dire le couscous est enduit d'huile rouge puis arrosé de sauce noix de palme sur lequel on met les morceaux de viande de la bête immolée.
Il faut signlaer ici que HOMOWO commémore la famine qui a prévalu lors de l'installation des Ga sur le site d'ASERE, aux bords des lagunes KOLER et SAKUMA, après leur migration du Nigeria actuel, bien des siècles avant le nouvel exil des Ge au Togo.
On retourne donc dans la matinée à AGBON pour assisster aux offrandes qui ont lieu comme à Glidji, dans chaque famille. Les Ge invités y participent dans la maison-mère à AGBON chez Nii TEIKO puis dans certains couvents abritant les mêmes divinités qu'à Glidji: ATA SAKUMA, MAMA KOLE etc...
Dans les rues et venelles alentours, la fête est au haut degré, et la population fait exploser sa joie d'avoir encore à passer dans une bonne nouvelle année, la nouvelle année GA.

 

Dimache 11 Août

Dernier jour de sortie inscrite sur le calepin du chef protocole de sa majesté en déplacement.
Comme chaque festivité de cette envergure, HOMOWO ou fête de la moisson est dédiée à Dieu pour le remercier d'une façon particulière. Aussi, la messe de ce dimanche est exceptionnelle car les hôtes de marque venus d'un autre horizon y prennent part.
Une messe d'action de grâce est donc célébrée ce dimanche et a pour invité d'honneur, Sa Majesté GE FIOGA Sédégbé FOLI-BEBE XV de Glidji (Togo) accompagné d'une forte délégation de près de 80membres, venus se ressourcer et célébrer HOMOWO avec leurs frères et soeurs de GENGBO, la terre qui a vu naître leurs fugitifs ancêtres.
La messe célébrée par le Vicaire de l'Eglise catholique "Sainte Triité d'AGBO" est ressentie jusqu'au tréfonds des coeurs qui ont vibré à l'unisson. "Majesté, chers frères et soeurs de sang et de chair, chers frères en Christ: votre venue parmi nous, nous honore. Elle nous élève trés haut dans un firmament de bien-être, de satisfaction et d'orgueil du fait qu'à partir de ce moment sublime, pathétique, nous ne serons plus jamais considérés comme des sans-soutiens et que même si certains parmi nous sont natifs du delà des frontières, nous sommes d'authentiques autochtones". Voilà une des tirades de l'homélie du prêtre Yao Mathias AMOUZOU, d'origine Ge.
C'est dire qu'à des niveaux divers, la visite du Roi des Ge est interprétée à des degrés différents, dans une positivité sans grain de sable. C'est tant pis pour le détracteur. Intervenant comme d'habitude depuis son arrivée, le Roi a une fois encore développé ses maîtres-mots: non au clivage, oui à l'union, à la paix et au rapprochement des deux communautés-soeurs.
Les voici pour une énième et dernière fois au palais de Nii TEKO après la messe. Le Roi est soumis à une véritable intronisation digne de ce nom, digne de sa haute personnalité, digne des Rois des GA: cérémonies rituelles dans le couvent avec tous ses corollaires, intronisation sur le siège royal. Et quel siège? Aller voir -fabriqué à la façon fauteuil-chaise comme seuls les ébénistes GA en détiennent le secret, incrusté de clous à tête dorée: magnifique, inouï. Les chefs GE accompagnant le Roi, ont aussi eu droit à leur part des cérémonies, car, ils sont dans le même bateau. Et l'on se congratule, on devise, on est satisfait.
Enfin, le grand désir du roi va être exhaussé. Aller voir son homologue et frère Ga, le GA MANTSE AMUGI II jusque là absent à la scène parce que malade. Il y est allé et il l'a vu: bienvenue, sohaits de bonne santé, longévité, paix sur les deux royautés, non au clivage, à la division etc...
Dans une satisfaction générale mais empreinte d'amertume, le Roi se sépare du Roi; ils se promettent de se revoir.
Des invitations sont proposées pour une prochaine fête des GE à Glidji.
La dernière soirée royale n'a pas été de tout repos. Aprésle dîner, ila eu à s'entretenir avec plusieurs hautes personnalités dont le professeur Nii ASHIOGBO, agent vecteur du séjour royal, homme intègre et sans formalisme, dont l'intégration des deux communautés est son cheval de bataille.
Ainsi, dès que l'occasion se présente, le Roi ne ménage aucun effort pour recevoir ses frères et soeurs de la contrés mère pour les discussion en tête-àtête ou élargies aux membres de la délégation royale.
La résidence n'a cessé d'être un lieu de rencontre GA-GE. Même, ayant appris sa venue à GENGBO, Monsieur William a fait le déplacement depuis Londres uniquement pour honorer et vénérer l'audacieux et intrépide Roi des GE. Il était accompagné par Monsieur....., son cousin commerçant, installé à Accra, qui l'a informé du séjour du Roi.
Nous ne laisserons point dans l'ombre les nombreux autres compatriotes, joyeux, fiers et orgueux de la visite de GE FIOGA et qui n'ont point cessé, tou au long du séjour royal d'exprimer, par de présents, leur satisfaction dite de vives voix.
Enfin, soulignons que matins et soirs, dès que le temps le permet, le Roi ne ménage aucun effort ni son temps à deviser avec les siens sur la portée du déplacement et sur bien d'autres sujets inhérents, ceci avec son humour habituel.


Lundi 12 Août

Le Roi et sa suite quittent GENGBO vers 14h30. Les adieux ont été empreints de regrets exprimés de part et d'autre, regrets qui se traduisent par un "au revoir et à bientôt" avec des accolades et de vigoureuses poignées de mains.
Toujours expert, le motard reconduit la file de voitures jusqu'au-delà de Jerusalem Gate avec les autorités royales GA avant d'abandonner le cortège royal pour rebrousser chemin.
Ge fioga et sa suite arrivent à GENYI tard dans la nuit. Nii ATAYI, trés attachant, les a accompagné jusqu'au palais royal de Glidji avant de les quitter aussi, le coeur gros.

Adieu GENGBO vive GENYI et Incha Allah !!!
De Glidji (Genyi) à Gengbo
De Gengbo à Genyi


Le rédacteur et rapporteur:
A.A. Roudolphe AMAGLI